Empreinte carbone

Pour réduire l’impact environnemental de ses activités, Produits forestiers Résolu doit mesurer et analyser son empreinte carbone. Depuis 2006, nous rendons compte de celle-ci – incluant les émissions de gaz à effet de serre (GES) de niveaux 1 et 2 – au CDP, un organisme sans but lucratif de renommée mondiale qui incite depuis longtemps les entreprises à pratiquer couramment la divulgation de données environnementales. Le CDP recueille, en leur nom, de l'information sur les risques et les occasions d'affaires liés aux changements climatiques et aux émissions de GES des plus grandes entreprises du monde. Consultez notre questionnaire CDP sur les changement climatiques pour plus de renseignements sur les trois niveaux.

En 2021, nous avons pris deux mesures importantes pour intégrer davantage les pratiques de développement durable dans notre chaîne d'approvisionnement : nous nous sommes engagés à travailler avec nos fournisseurs et les parties prenantes concernées pour élaborer des engagements de réduction des émissions de niveau 3, et nous avons adhéré à l'initiative Science Based Target (SBTi). Grâce à l'engagement que nous avons réalisé en 2021 d'intégrer nos installations de produits du bois dans nos inventaires des GES, nos cibles fondées sur la science s'appliqueront à toutes nos installations tout en englobant des objectifs de réduction de niveaux 1, 2 et 3.  

Nous avons par ailleurs dépassé plus tôt que prévu notre objectif de réduction des émissions de GES pour 2025 en réduisant nos émissions absolues de GES de niveaux 1 et 2 de 33,6 % par rapport au niveau de 2015, ce qui s'appuie sur notre réduction de 85,6 % des émissions de niveaux 1 et 2 dans nos usines de pâte, papier et papier tissu depuis 2000. Cela équivaut à retirer près de 2 millions de véhicules du réseau routier, soit plus de 8,6 millions de tonnes métriques d'équivalent CO2 par année. 

graphiques en barres montrant les émissions de gaz à effet de serre de Résolu depuis 2000 à ses usines de pâte et papier  

Les projets lancés à nos installations depuis 2015 pour atténuer l’incidence des changements climatiques comprennent :

Initiatives de réduction des émissions de GES
Installations Projets Réductions d'émissions de GES
Thunder Bay (Ontario)
Usine de pâte et papier
Projet de 29 M$ CA, dont 15 M$ ont été alloués à la réduction de plus de 20 % des émissions de GES annuelles globales Environ 43 000 tm* équivalent CO2 par année
Saint-Félicien (Québec)
Usine de pâte
Plan d’investissement stratégique de 61 M$ CA incluant la somme de 22 M$ pour réduire les émissions de GES de 20 % Environ 35 000 tm équivalent CO2 par année

Projet sera achevé en 2022; déjà réalisé une réduction de 15 000 tm par année
Coosa Pines (Alabama)
Usine de pâte
Modernisé la turbine de cogénération, ce qui a permis de diminuer de 30 % nos achats d’électricité entre 2015 et 2020 Environ 30 000 tm équivalent CO2 par année
Clermont (Québec)
Usine de papier journal
Replacement du mazout lourd par une chaudière électrique alimentée par l'hydroélectricité 1800 tm équivalent CO2 par année
Dolbeau (Québec)
Usine de papier
Restreint l’utilisation de la chaudière auxiliaire alimentée au mazout lourd 1600 tm équivalent CO2 par année
Sanford et Hialeah (Floride)
Usine de papier tissu
Participation avec SolarTogether™, un programme solaire partagé proposé par Florida Power & Lighting Environ 8000 tm équivalent CO2 par année

*tonnes métriques

Émissions de gaz à effet de serre

Les émissions de GES, comme le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O), résultent principalement de l’utilisation de combustibles fossiles à diverses étapes du processus de fabrication de la pâte, du papier et du papier tissu. Le méthane est aussi produit quand des déchets de procédé se décomposent dans les sites d’enfouissement. Toutefois, en 2021, nos usines de pâte, papier et papier tissu ont trouvé des utilisations bénéfiques pour 71 % de leurs résidus et déchets.

Résolu puise dans le quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) pour obtenir les potentiels de réchauffement planétaires sur un horizon de 100 ans (PRP) dont elle se sert pour exprimer les émissions autres que le dioxyde de carbone en une mesure harmonisée de comptabilisation du carbone : les valeurs d’équivalents en dioxyde de carbone (éq. CO2).

En plus d’implanter des programmes d’amélioration continue à l’interne, Résolu rend compte de ses émissions de GES selon le Greenhouse Gas Protocol et elle respecte les exigences du U.S. Environmental Protection Agency, du ministère québécois du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, du ministère ontarien de l’Environnement et de l'Action en matière de changement climatique, et d’Environnement et Changement climatique Canada, selon la région où ses installations sont situées. 

Le Greenhouse Gas Protocol est un outil souvent utilisé par les gouvernements et les entreprises pour calculer et gérer les émissions de GES. Il propose des méthodes uniformisées et des outils de calcul propres à l’industrie qui permettent aux entreprises de comptabiliser et déclarer leurs émissions de GES. Le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) forment un partenariat de longue date qui travaille avec divers intervenants à l’échelle mondiale pour combattre les changements climatiques au moyen d’inventaires de GES et d’outils de gestion. Visitez www.ghgprotocol.org pour plus d’information.

Pour assurer un processus de déclaration uniforme et transparent, nous établissons des limites opérationnelles et complétons le suivi des émissions de GES selon trois niveaux définis par le Greenhouse Gas Protocol :

  • NIVEAU 1 : Comprends les « émissions directes » provenant de sources contrôlées et/ou détenues par la Société.
  • NIVEAU 2 : Comprends les « émissions indirectes » associées à la consommation d’énergie achetée, telles que l'électricité, la vapeur, le chauffage et le refroidissement consommés par la Société.
  • NIVEAU 3 : Catégorie facultative comprenant toutes les autres émissions indirectes qui ne correspondent pas à la définition ci-dessus et qui se produisent dans la chaîne d'approvisionnement de la Société.

Cycle du carbone forestier, puits de carbone et émissions évitées

Les forêts emmagasinent et libèrent d’importantes quantités de carbone dans le cadre d’un cycle naturel. L’aménagement forestier responsable réduit non seulement la capacité d’une forêt d’agir comme une source de carbone, mais il accroît aussi sa capacité de stocker du carbone. Le carbone circule dans l’atmosphère par un processus naturel appelé cycle du carbone. Pendant certaines années, les forêts retiennent plus de carbone qu’elles n’en libèrent. Quand elles captent plus de CO2, elles agissent comme des puits de carbone.

On appelle séquestration le processus par lequel le CO2 est capté de l’atmosphère et stocké pendant de longues périodes. Les arbres stockent du carbone en transformant le CO2 dans les végétaux par la photosynthèse, qui utilise l’énergie du soleil et libère de l’oxygène. Quand un arbre est récolté et transformé en bois d’œuvre, une petite quantité de ce carbone s’échappe, mais la plus grande partie reste stockée dans la structure cellulaire du bois, ce qui prolonge l’effet de la séquestration. 

Les produits du bois, ainsi que les livres, les magazines et d’autres produits durables issus de la pâte et du papier, emmagasinent le carbone issu de la forêt, et le recyclage du papier prévient les émissions de méthane qui se produiraient si le papier était enfoui. Ces puits de carbone et émissions évitées peuvent être soustraits des émissions générées pendant le cycle de vie des produits du bois.

Le cycle du carbone forestier

diagramme du cycle du carbone forestier

Pour plus d’information, lisez notre billet de blogue intitulé Éviter les émissions de carbone en construisant avec du bois.

Empreinte carbone « du berceau au tombeau »

L’empreinte carbone d’un produit, comme la pâte et le papier ainsi que les produits de bois, est l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES) qu’il génère durant son cycle de vie — de la forêt au site d’enfouissement en passant par l’installation de fabrication — moins les émissions séquestrées ou évitées. 

Le diagramme ci-dessous illustre les limites opérationnelles associées aux émissions de GES et aux puits de carbone attribués à la fabrication, à la livraison et à l’utilisation finale de nos produits.

diagramme des limites opérationnelles