Empreinte carbone

 

L’empreinte carbone d’un produit, comme le papier, est l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES) qu’il génère durant son cycle de vie  de la forêt au site d’enfouissement en passant par l’installation de fabrication  moins les émissions séquestrées ou évitées. Pour réduire l’impact environnemental de ses activités, Résolu doit mesurer et analyser son empreinte carbone.

Émissions de gaz à effet de serre

Les émissions de GES, comme le dioxyde de carbone (CO2), résultent principalement de l’utilisation de combustibles fossiles à diverses étapes du processus de fabrication du papier. Le méthane, un autre gaz à effet de serre, est produit quand du papier et d’autres déchets se décomposent dans les sites d’enfouissement.

Résolu puise dans les lignes directrices de l’Ontario en matière de déclaration des émissions de gaz à effet de serre (février 2012) comme source pour obtenir les taux de potentiel de réchauffement global (PRG) dont elle se sert pour exprimer les émissions autres que le dioxyde de carbone en une mesure harmonisée de comptabilisation du carbone : les équivalents dioxyde de carbone (éq. CO2)1.

Le Greenhouse Gas Protocol est l’outil le plus souvent utilisé par les gouvernements et les entreprises pour calculer et gérer les émissions de GES. Il propose des méthodes uniformisées et des outils de calcul propres à l’industrie qui permettent aux entreprises de comptabiliser et déclarer leurs émissions de GES. Le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) forment un partenariat de longue date qui travaille avec divers intervenants à l’échelle mondiale pour combattre les changements climatiques au moyen d’inventaires de GES et d’outils de gestion. Visitez www.ghgprotocol.org pour plus d’information.

Pour assurer un processus de déclaration uniforme et transparent, nous établissons des limites opérationnelles en faisant le suivi des émissions de GES selon trois niveaux définis par le Greenhouse Gas Protocol :

  • NIVEAU 1 : Il s’agit des « émissions directes » qui proviennent de sources possédées ou contrôlées par la Société, comme les installations de combustion d’une usine afin de produire de la vapeur pour le séchage du papier ou encore de l’électricité.
  • NIVEAU 2 : Il s’agit des « émissions indirectes » (qui résultent d’activités de la Société, mais proviennent de sources possédées ou contrôlées par une autre entreprise), associées à la production d’électricité ou de vapeur achetée. Ces émissions proviennent de l’établissement où l’électricité ou la vapeur est produite. Les fournisseurs d’électricité de Résolu nous fournissent leurs facteurs d’émissions, que la Société inclut ensuite dans ses données sur les émissions de niveau 2. Les facteurs d’émissions de 2013 ont été mis à jour et confirmés par nos fournisseurs en août 2014. Les données finales sur les émissions de GES sont rendues publiques après que Résolu a procédé à une vérification et à un audit de ses émissions globales de GES2
  • NIVEAU 3 : Cette catégorie facultative nous permet de signaler toutes les autres émissions indirectes qui ne correspondent pas à la définition ci-dessus, comme les émissions de gaz à effet de serre résultant de la production de matières achetées ou les activités de transport dans des véhicules qui sont ni possédés ni contrôlés par la Société.

Nous présentons les émissions de GES de toutes nos usines de pâtes et de papiers, mais pas pour nos installations de produits du bois parce que celles-ci ont une empreinte carbone relativement faible. Les installations de produits du bois de Résolu représentent moins de 1 % de nos émissions annuelles totales de GES.

L’année 2000 a été choisie comme année de référence pour tenir compte des importants investissements qui ont été faits depuis 15 ans pour réduire nos émissions de GES. Comme l’exige le Greenhouse Gas Protocol, un nouveau calcul des émissions de référence a été fait en 2013 pour prendre en compte l’acquisition en 2012 de trois nouvelles usines à Fairmont (Virginie occidentale), Menominee (Michigan) et Saint-Félicien (Québec). De plus, les émissions de GES de nos sites d’enfouissement ont été ajoutées à nos inventaires pour 2000, 2011, 2012 et les années subséquentes, et le potentiel de réchauffement global du méthane (CH4) et de l’oxyde de diazote (N2O) a été mis à jour à la suite de la publication par l’U.S. Environmental Protection Agency (EPA) en novembre 2013 de facteurs de correction pour ces gaz.

Puits de carbone et émissions évitées

Les produits du bois, ainsi que les livres, les magazines et d’autres produits durables du papier, emmagasinent le carbone issu de la forêt, et le recyclage du papier prévient les émissions de méthane qui se produiraient si le papier était enfoui. Ces puits de carbone et émissions évitées peuvent être soustraits des émissions générées pendant le cycle de vie.

Pour plus d’information, lisez notre billet de blogue intitulé Éviter les émissions de carbone en construisant avec du bois et l’article qui décrit 8 choses à savoir au sujet de la forêt boréale et du carbone.

Empreinte carbone « du berceau au tombeau »

Le diagramme ci-dessous illustre les limites opérationnelles associées aux émissions de GES et aux puits de carbone attribués à la fabrication, à la livraison et à l’utilisation finale de nos produits.
 

Limites opérationnelles - du berceau au tombeau 

Suivi et déclaration de notre empreinte carbone

Dupuis 2006, nous rendons compte de notre empreinte carbone incluant les émissions de carbone de niveaux 1 et 2 au CDP (anciennement connu sous l’appellation Carbon Disclosure Project), un organisme indépendant sans but lucratif qui représente 385 investisseurs institutionnels dont l'actif combiné se chiffre à 57 billions de dollars américains. Le CDP recueille, en leur nom, de l'information sur les risques et les occasions d'affaires liés aux changements climatiques et aux émissions de gaz à effet de serre des plus grandes entreprises du monde. Visitez www.cdp.net pour plus d’information.

En 2008, Résolu a été reconnue comme leader canadien du secteur des produits forestiers selon le Climate Disclosure Leadership Index, qui reconnaît les entreprises ayant adopté les meilleures pratiques en matière de divulgation de leur stratégie face aux changements climatiques et de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Pour connaître en détail la façon dont Résolu calcule son empreinte carbone, y compris ses émissions de niveaux 1, 2 et 3, téléchargez le document de déclaration au CDP sur le site www.cdp.net

Le diagramme ci-dessous illustre la composition de notre empreinte carbone3. Les émissions séquestrées ou évitées n’ont pas été considérées.

Climate Change 2016_fr

Nos programmes de réduction des émissions portent surtout sur les émissions de niveaux 1 et 2, qui sont suivies et compilées une fois par mois. Nous avons aussi commencé à faire un suivi des émissions de GES liées à notre chaîne d’approvisionnement, ou émissions de niveau 3. Ces émissions représentent elles aussi un aspect important de notre inventaire d’émissions de carbone. Avec le temps, nous comptons établir de solides relations et favoriser une approche collaborative avec nos principaux fournisseurs afin de réduire davantage notre empreinte carbone globale. Nous nous sommes engagés à mettre en pratique une comptabilisation des émissions de GES de niveau 3, et nous avons, en 2015, amélioré la déclaration des émissions de niveau 3 en rendant compte au CDP des émissions de toutes les catégories de niveau 3 pertinentes.

Nous continuons à travailler avec des tiers (consultants et organisations non gouvernementales) qui nous aident dans nos efforts pour trouver et quantifier des moyens de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. 

Collaboration avec des associations représentant l’industrie

Résolu se réjouit d’avoir l’occasion de collaborer avec d’autres pour soutenir les efforts mondiaux de réduction des émissions de carbone. En tant que membre de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), nous avons souscrit au Défi « 30 en 30 » des changements climatiques lancé par cette dernière. Dans le cadre de cette campagne, l’industrie canadienne des produits forestiers s’engage à retirer 30 mégatonnes de CO2 par année d’ici 2030, soit plus de 13 % de la cible totale de réduction des émissions du gouvernement du Canada. Aux États-Unis, nous travaillons en collaboration avec l’American Forest and Paper Association (AF&PA) et soutenons son objectif, qui consiste à assurer une réduction d’au moins 20 % des émissions de GES de ses membres, en termes d’intensité, par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2020.

Adhésion à la coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone

En juillet 2016, Résolu est devenu l’un des premiers membres canadiens de la coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone (CPLC), une alliance mondiale à participation volontaire regroupant des leaders en vue de lutter contre les changements climatiques au moyen de la tarification du carbone. Résolu appuie les politiques en matière de tarification du carbone comme mécanisme de marché en vue de stimuler la concurrence, de créer des emplois, d’encourager l’innovation et d’entraîner des réductions considérables des émissions. Les processus décisionnels à nos installations tiennent déjà compte, ou tiendront compte prochainement, de la tarification du carbone, sous réserve du règlement concernant le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission. Nous prônons toutefois une tarification uniforme du carbone sur tous les territoires en Amérique du Nord afin d’éviter les fuites de carbone et les répercussions sur le plan de la concurrence.

1 Les exceptions sont le charbon, pour lequel les valeurs par défaut associées au CO2, au CH4 et au N2O sont tirées du règlement EPA 40 CFR Part 98 (novembre 2013), les matières plastiques et le combustible dérivé des pneus, pour lesquels le CO2 est basé sur des analyses de la teneur en carbone, et la liqueur usée, pour laquelle des valeurs du Western Climate Initiative (WCI) (décembre 2011) sont utilisées. 

2 Sauf pour notre usine de papiers de Ponderay (Washington), où l’on se sert des données sur les combustibles 2012 du Public Utility District (PUD) pour calculer le facteur d’émissions de GES, et pour notre usine de papiers de Mokpo (Corée du Sud) (fermée à titre permanent le 9 mars 2017), où le rapport sur les GES se base sur le facteur 2012 confirmé par le gouvernement sud-coréen.

3 Au début de 2017, des ajustements mineurs ont été apportés à notre inventaire afin d’améliorer la précision des données relatives aux émissions de gaz à effet de serre que nous présentons dans nos rapports. Ces ajustements n’ont pas eu d’incidence importante sur les chiffres signalés.